
L'air est très pur et j'espère qu'il me fera du bien. Tel sont les mots qui figurent au dos de nombreuses cartes postales qui furent postées depuis plus de cent ans à Aubure, un des villages les plus hauts d'Alsace. Cette petite commune d'agriculteurs de montagne et de bûcherons, à la frontière de l'Alsace germanophone et des régions welches, connut également le partage entre catholicisme et protestantisme. Au 18e siècle pour surveiller pacifiquement cette frontière et mettre en valeur une terre de montagne ingrate, les seigneurs de Ribeaupierre y installèrent ces protestants pas comme les autres qu'étaient les anabaptistes, à la recherche d'un espace de liberté. Ainsi furent défrichées les clairières du Muesberg et du Muesbach. Mais lorsque ces anabaptistes partirent outre atlantique à la qu^te d'une liberté encore plus grande, et alors que le tourisme romantique commençait à drainer vers les Vosges toujours sauvages de plus en plus de randonneurs, Aubure et le Muesberg virent se créer les premiers hôtels. Et parce que cet air pur d'Aubure avait des propriétés curatives sur les innombrables personnes souffrant de ce mal terrible qu'était alors la tuberculose, le plateau vit au début des années 1890 la création des premiers sanatoriums d'Alsace. Aubure et la quête de l'air pur bien plus qu'un ouvrage d'histoire locale, est un voyage à travers une époque marquée par un terrible fléau, redevenu malheureusement d'actualité. 312 PAGESfrais de port en plus
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