
COLLECTIVISME ET RÉVOLUTIONPAR JULES GUESDEAUX ÉDITIONS DE LA LIBERTÉ,PARIS 1945.COUVERTURE DE RELAISCAHIERS SPARTACUSSÉRIE B N° 13 ,PARIS JUIN 1949.DESCRIPTION (extrait de l'avant-propos) :Le vocabulaire des propagandes ne peut pas échapper aux variations. De même que «socialisme», «communisme», «collectivisme», d'autres vocables encore ont été adoptés, revendiqués, reprochés, abandonnés, repris, entre écoles, fractions, courants, etc. de l'anarchie ou du socialisme, ainsi des formules, parfois risquées parce qu'elles paraissent fortes de sens, ont fait leur temps. Pour avoir adopté, des mains de Lassalle qui l'avait trouvé appliqué par Goethe aux lois éternelles de la nature, le terme de «loi l'airain» et emprunté à des Anglais celui de «fonds des salairet», Guesde ne tombe pas sous le sarcasme à puiser chez Marx (Lettre sur le programme de Gotha). Il est aisé, en suivant son arguamentation rigide, de s'apercevoir que l'»airain», dont il parle aux ouvriers, est destiné, s'ils le veulent et quand il le voudront, à ne pas seulement s'assouplir, mais à se fondre et se métamorphoser complètement.Bracke(a.-M. Desrousseaux)TABLE DES MATIERES :1° - La loi des salaires et ses conséquencessuivie d'une réponse à la ''Réponse de M. Clemenceau''2° - Collectivisme et Révolution3° - Le problème et la solution,Le collectivisme au Collège de FranceAUTEUR :Mathieu, Jules BASILE (dit Jules GUESDE) - Né à Paris le 11 novembre 1845 ; mort à Saint-Mandé (Seine) le 28 juillet 1922.Né à Paris, Jules Bazile a un profil brillant. Bachelier à seize ans, il s'oriente vers le journalisme. Sous le pseudonyme de Guesde (pour ne pas nuire à ses parents), il collabore dès la fin des années 1860 au Progrès libéral de Toulouse, à la Liberté et aux Droits de l'Homme (deux titres montpelliérains). Ces journaux républicains de gauche s'opposent au second Empire. Condamné pour avoir accusé Napoléon III d'être responsable de la guerre contre la Prusse, il est libéré après la défaite de Sedan (4 septembre 1870). Mais, en tant que sympathisant de la Commune il est condamné à cinq ans de prison. Il s'exile en Suisse où il adhère à l'Internationale socialiste, puis en Italie. Rentré en 1876, il se fit le vulgarisateur du marxisme en France et fit paraître le 18 décembre 1877 le premier numéro de L'Egalité, journal collectiviste.Sa rencontre avec Karl Marx à Londres, en 1880, l'incite à relancer le mouvement ouvrier français sur des bases plus doctrinales. En 1882, il rompt avec le Parti des travailleurs socialistes de France et crée, avec Paul Lafargue, le Parti ouvrier, d'inspiration plus collectiviste. Il dirige le parti qui devient le Parti ouvrier français (P.O.F.), puis le Parti socialiste de France après avoir fédéré plusieurs mouvements socialistes, dont le blanquisme (1902). La vulgarisation de l'expression guesdisme, atteste alors de l'autorité du député de Roubaix (1893-1898, puis 1906-1922), ville symbole du Nord ouvrier et « rouge ». Cette expression témoigne aussi d'une tradition de gauche anticonformiste incarnée par l'intégrité doctrinale de son inspirateur. Ainsi, en 1899 Guesde condamne l'entrée du socialiste Alexandre Millerand au gouvernement au nom de l'anti-participationnisme et par refus de voir un socialiste siéger au gouvernement avec le général Galliffet qui a réprimé la Commune. Pour Guesde, le socialisme doit être juste et incorruptible sur le plan idéologique, c'est-à-dire préoccupé avant tout du sort des travailleurs. Ce credo l'amène ainsi à se situer en décalage parmi la gauche dreyfusarde. Avec clairvoyance, il juge que cette bataille politique et intellectuelle n'est pas celle des ouvriers.Cette intransigeance l'incite surtout à rester en contact avec la base : durant les années 1890, il consacre l'essentiel de son temps à des tournées en province et diffuse sa pensée dans Le Cri du Peuple. À l'aube du XXe siècle, il est donc « le » représentant du socialisme révolutionnaire, par opposition à Jean Jaurès, champion d'une approche plus conciliante. Du reste, avec l'unification des socialistes au sein de la Section française de l'Internationale ouvrière (S.F.I.O.) en 1905, le jauressisme éclipse le guesdisme, celui-ci s'étant d'ailleurs rapproché de positions plus consensuelles : recherche de l'union et stratégie de conquête légale du pouvoir.En août 1914, Jules Guesde finit par entrer au gouvernement comme Ministre d'Etat. En 1915, quoiqu'il ait appartenu jusqu'en 1914 au courant pacifiste, il se rallie, comme la majeure partie de la classe politique, à l'Union sacrée. Après avoir symbolisé la pureté doctrinale et tactique, son nom cautionna alors, en France, la volte-face socialiste dont mourut la IIe Internationale et qui marqua la fin d'une époque du mouvement ouvrier.Au moment du congrès de Tours (1920), il se range aux côtés de la S.F.I.O.LES ÉDITIONS SPARTACUS :Les éditions Spartacus, une maison d'édition, ont été fondées en 1934 par René Lefeuvre.Elles publient des textes marxistes anti-autoritaires (opposés au léninisme et notamment au stalinisme), et plus généralement des différents courants révolutionnaires anti-léninistes. Ceci regroupe des traductions de théoriciens étrangers, mais aussi des textes originaux d'orientation proche du luxembourgisme. Historiquement, le principal apport de ces éditions aura été de faire connaître les positions de Rosa Luxemburg, et de mettre en évidence la critique du léninisme que celles-ci contenaient.A sa fondation en 1934, "Spartacus" est publié sous forme de revue, puis à partir de 1936 de Cahiers mensuels. Les premiers auteurs publiés par les cahiers sont Victor Serge (16 fusillés, Lénine 1917); Alfred Rosmer et René Modiano (Union Sacrée 1914-193...); Rosa Luxemburg (La Révolution Russe); André Prudhommeaux (Catalogne 1936-1937).Après l'éclipse de la seconde guerre mondiale (René Lefeuvre étant prisonnier en Allemagne), les Cahiers Spartacus reprennent leur parution régulière. Cette parution s'espace dans les années 50-60. Mai 68, créant de nouvelles possibilités de diffusion permet l'édition par les Cahiers de nombreux textes. De façon complémentaire aux éditions un centre de documentation sur l'histoire du mouvement ouvrier réunissant les documents recueillis par René Lefeuvre, "Les Archives Spartacus", tente de se mettre en place. A partir des années 70, la parution des cahiers sera assurée par un comité de rédaction constitué autour de René Lefeuvre. Sur la base de ce comité, René Lefeuvre publie à partir de décembre 1975 la revue Spartacus - socialisme et liberté, complément aux cahiers mêlant textes historiques et d'actualité. Cette revue n'aura qu'une existence éphémère et disparaitra au bout de quinze numéros.NOTICE :Titre : Collectivisme et RévolutionAuteur : Jules GuesdeEdition : De la Liberté, Paris 1945 (Couverture de relais des Cahiers de Spartacus n° 13 - 6 JUIN 1949)Nombre de pages : 120 p.Format : Broché, 12 x 18,5 x 0,5 cmEtat : Cet ouvrage est en bon état, il faut juste noter quelques très légères roussures sur sa couverture (perceptibles sur la numérisation).L'envoi sera rapide, soigné et emballé dans du papier-bulle.A partir de deux articles achetés, j'offre des réductions de frais de livraison, contactez-moi pour en savoir plus.Règlement accepté par Chèque - Espèces - VirementEnvoi en lettre : 2,40 eurosEnvoi en lettre suivi : 4,15 euros
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